Dans les rayons des supermarchés, le choix de miels semble séduisant : acacia, montagne, fleurs sauvages... Pourtant, près de la moitié des pots de miel analysés révèlent des ajouts de sucres ou des mélanges douteux. C'est pourquoi il est essentiel de prêter attention aux étiquettes pour comprendre la véritable origine de ce produit.
Un marché en proie à la fraude
Depuis 2013, la DGCCRF met en garde contre des pratiques frauduleuses où jusqu'à 44 % de sucre de canne ou de maïs peuvent être ajoutés au miel. Une enquête récente de la Commission européenne a montré que 46 % des échantillons importés ne respectaient pas les normes de qualité.
Comment déjouer les pièges sur les étiquettes
Il est crucial de connaître les abréviations sur les pots. Par exemple, ROU, UKR ou RPC désignent respectivement la Roumanie, l'Ukraine et la République populaire de Chine. À l'inverse, une mention tel que "100 % origine France" garantit que le miel provient du territoire national. Lors de votre achat, privilégiez les pots avec une mention claire et explicite, sans ambiguïté.
- Vérifiez les mentions telles que "récolté et mis en pot par l’apiculteur".
- Recherchez les labels de qualité comme AOC ou IGP.
Des changements à venir pour plus de transparence
À partir du 14 juin 2026, l'étiquetage des miels dans l'Union Européenne devra spécifier les pays d'origine par ordre décroissant et les pourcentages correspondants. Cette nouvelle directive vise à offrir une information claire et fiable aux consommateurs, rendant ainsi les choix plus éclairés. En attendant, scruter les détails sur les étiquettes reste la meilleure méthode pour garantir l'authenticité du miel que vous achetez.







