Ce vendredi, le ministère de l'Agriculture a annoncé une situation alarmante : de la viande avariée polonaise circulerait en France. Faisons le point sur cette affaire préoccupante.
Le 1er février dernier, le ministre de l'Agriculture, Didier Guillaume, a révélé que 800 kg de viande avariée avaient été expédiés à neuf entreprises en France. À ce jour, les services sanitaires ont déjà récupéré plus de 500 kg de cette viande, qui a été détruite, selon la direction générale de l'alimentation (DGAL). Cependant, l’identité des produits restants demeure incertaine : "Nous ne savons pas s'ils ont été commercialisés ou s'ils dorment dans des frigos", a précisé le ministre, qualifiant cette affaire de "fraude terrible, à la fois économique et sanitaire, provenant d'un abattoir polonais".
Une fraude sanitaire alarmante
Que s'est-il réellement passé ? Selon les explications fournies par le ministre de l'Agriculture polonais, une pathologie a été détectée dans l'abattoir de Kalinowo, où des vaches malades ont été abattues sans autorisation vétérinaire. Bien que l'incident soit décrit comme "isolé", ses conséquences sont inquiétantes.
Les recommandations des experts
En tout, 2,7 tonnes de viande avariée ont été vendues dans plusieurs pays comprenant la Finlande, la Hongrie, l'Estonie, la Roumanie, la Suède, la France, l'Espagne, la Lituanie, le Portugal et la Slovaquie. De plus, 7 tonnes de viande de l'abattoir concerné ont été distribuées à travers une vingtaine de points de vente en Pologne.
Face à cette situation, l'association de consommateurs UFC-Que Choisir appelle les autorités à divuluer les marques, produits et numéros de lots concernés. Elle recommande également aux consommateurs de privilégier les étiquettes mentionnant explicitement le pays d'origine de la viande (hors Pologne) plutôt que l'option moins claire de l'UE.







