Selon une étude de grande ampleur, augmenter simplement de 3% son apport en protéines végétales diminue le risque de mortalité.
La réticence face aux bénéfices des protéines végétales pourrait bientôt disparaître. Dernièrement, une recherche publiée dans la revue JAMA Internal Medicine encourage chacun à augmenter sa consommation de lentilles, de céréales ou d'amandes. En effet, ces protéines végétales semblent offrir des avantages pour la santé supérieurs à ceux des sources animales.
Pour parvenir à cette constatation, une équipe de chercheurs américains a examiné les habitudes alimentaires de plus de 130 000 professionnels de santé, pour la plupart des femmes, suivis depuis 1980. Ces participants ont renseigné des questionnaires sur leurs régimes alimentaires, en précisant l'origine de leurs protéines.
Un risque de mort diminué de 10%
Les données initiales montrent que, sur l'ensemble de l'apport protéique, une majorité provenait d'aliments d'origine animale (14%) alors que seulement 4% étaient d'origine végétale. Plus révélateur, l'étude a mis en évidence que consommer davantage de protéines animales pourrait être néfaste. En effet, chaque augmentation de 10% de l'apport en protéines animales correspond à une hausse de 2% du risque de mortalité, et jusqu'à 8% pour les maladies cardiovasculaires. En revanche, augmenter de 3% la consommation de protéines végétales permettrait de réduire ce risque de 10%, et de 12% pour les maladies cardiaques.
Pourquoi un tel impact ? Les protéines végétales n'entraînent pas d'élévation de la pression artérielle, protègent contre le diabète et diminuent le mauvais cholestérol. Ces résultats concordent avec des études préalables, comme l'indiquait le médecin nutritionniste Bernard-Pellet, en 2015, qui soulignait que les végétaliens bénéficient d'une espérance de vie supérieure de 5 à 6 ans par rapport aux omnivores.
Faire les bonnes associations alimentaires
Bien que la viande soit une source de protéines et de fer, il est possible de compenser ces nutriments par des associations judicieuses. Associer légumineuses (comme les lentilles et les pois chiches) et céréales (riz, pâtes) permet d'atteindre des apports équilibrés. Pour optimiser l'assimilation du fer, il est recommandé de consommer ces aliments avec un filet de jus de citron, riche en vitamine C. Les chercheurs soulignent également que le poulet et le poisson, bien qu'animaux, restent des sources de protéines saines à intégrer avec modération.
(1) 131.340 infirmières, infirmiers et personnels de santé.
(2) Vegetarian Dietary Patterns and Mortality in Adventist Health Study 2, Jama Internal Medicine, 2013.







