Une étude de l’OCDE révèle que les Français consacrent en moyenne 2h13 par jour à leurs repas, un record sur 30 pays étudiés.
La renommée des Français pour leur passion de la gastronomie n'est plus un secret. Une récente enquête de l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE), publiée le 5 mars, confirme que les Français sont les champions incontestés du temps passé à table. Sur les 30 pays analysés, ils passent en moyenne 2 heures et 13 minutes par jour à se restaurer. Ils devancent les Italiens, qui arrivent deuxièmes avec 2h11, et les Grecs, qui consacrent 2h07 à leurs repas. En revanche, les Américains et les Canadiens, avec respectivement 1h02 et 1h05 à table, sont très en retrait, avec presque la moitié du temps consacré par les Français. Il est à noter que cette durée a légèrement diminué de 9 minutes par rapport à 2010.
Une question de culture alimentaire
Ces statistiques soulèvent des questions sur nos différences culturelles en matière de consommation. Selon l'Insee, la restauration en France privilégie les établissements traditionnels, avec 68 % de restaurants classiques contre 54 % de fast-foods. Ce mode de vie contraste fortement avec celui des États-Unis, où le fast-food dominé règne. La question se pose alors : cette manière de manger rapidement, s'éloignant des recommandations de prendre le temps à table, est-elle liée aux taux d'obésité observés dans les deux pays ? Un rapport de l’OCDE révélait en mai 2017 que 38 % des adultes américains de plus de 15 ans étaient obèses, contre seulement 15,3 % en France. La fierté d’être les "rois de la table" n’en est que plus savoureuse.
Les recettes préférées des Français
Les Français continuent d'apprécier des plats en phase avec cette culture du repas. En 2017, une diversité de recettes est mise en avant, témoignant d'un savoir-faire culinaire riche. D'ailleurs, un intérêt pour des idées de déjeuners qui stimulent l'énergie et favorisent une alimentation équilibrée est grandissant. En ce sens, les traditions culinaires françaises ne cessent de séduire, même à l'ère moderne.







