Les autorités sanitaires sonnent l'alarme face à un nombre préoccupant d'intoxications causées par des champignons non comestibles. Les experts recommandent une vigilance accrue aux amateurs de cueillette.
Pour cette saison, l'Institut de veille sanitaire (InVS) et la Direction générale de la santé (DGS) rappellent les règles essentielles à observer lors de la cueillette. En l'espace d'un mois, la France a déjà enregistré 664 cas d'intoxication liés à la consommation de champignons sauvages.
Risque d'intoxication et symptômes courants
L'intoxication résulte souvent de la confusion entre champignons comestibles et toxiques, entraînant des effets indésirables tels que nausées, diarrhées et douleurs abdominales. Les cas les plus graves peuvent nécessiter une hospitalisation, parfois même conduire à des issues fatales.
Règles de sécurité pour une cueillette réussie
Il n'est pas nécessaire de renoncer à la cueillette, mais il est crucial de :
- Ne ramasser que les variétés déjà identifiées.
- Éviter de couper les pieds pour faciliter l’identification.
- Avoir ses champignons vérifiés par un pharmacien ou une association spécialisée.
- Ne pas stocker les champignons dans des sacs plastiques pour éviter leur dégradation.
- S'assurer qu’ils ne proviennent pas de zones polluées.
- Se laver les mains après récolte.
De plus, il est recommandé de consommer les champignons cuits, dans les 48 heures suivant la cueillette.
Que faire en cas d'intoxication ?
Les individus ayant mangé des champignons sauvages et présentant des symptômes tels que vomissements, diarrhées ou vertiges doivent immédiatement contacter un centre antipoison ou se rendre aux urgences. Lors de l’appel, mentionnez la durée d'incubation, c'est-à-dire le laps de temps entre la consommation et l'apparition des premiers symptômes. Plus cette durée est longue, plus la gravité de l'intoxication peut augmenter.







