Quelles sont les vraies nuisances parmi les acides gras saturés et trans ? Une étude canadienne nous invite à réévaluer nos croyances.
Le domaine des matières grasses, souvent mal compris, se divise en plusieurs catégories, allant des acides gras saturés aux acides gras trans. Les premiers, que l’on trouve dans des aliments comme le beurre, le lait et certaines huiles (comme l'huile de palme et l'huile de coco), sont souvent perçus comme problématiques. En revanche, les acides gras trans, créés de façon industrielle, sont ajoutés aux aliments pour améliorer leur texture et leur conservation.
Des recommandations en question
Traditionnellement, les diététiciens et professionnels de santé ont conseillé de limiter ces deux types de graisses pour prévenir les maladies cardiovasculaires et le diabète de type 2. Cependant, une recherche récente menée par l’université McMaster et publiée dans le British Medical Journal pourrait bien bouleverser ces recommandations.
Cette étude a analysé 50 recherches antérieures et a conclu que les acides gras trans augmentent le risque cardiovasculaire, contrairement aux acides gras saturés. Selon le Pr. Russell de Souza, principal auteur de cette étude, il n'y a pas de preuves substantielles démontrant un impact négatif des acides gras saturés sur la santé cardiovasculaire, tandis que les acides gras trans sont clairement associés à une augmentation du risque de 28 % pour les maladies cardiovasculaires et de 21 % pour les crises cardiaques.
Une régulation accrue des acides gras trans
Des pays comme le Danemark et le Canada ont déjà pris des mesures restrictives concernant l'utilisation des acides gras trans. En 2008, la Californie a interdit leur présence dans les cantines scolaires et restaurants. Tandis que la France n’a pas encore adopté de telles politiques, il est conseillé de prêter attention aux étiquettes des produits que l’on consomme.
Choisir les bonnes graisses : un enjeu de santé
Infographie : analyse des compositions d'huiles végétales.







