Une méta-analyse récente publiée dans Nature Medicine met en garde contre les dangers des viandes transformées, qui représentent un risque accru pour la santé, même en quantités minimes. Les chercheurs soulignent que dès les plus faibles niveaux d'ingestion, les effets néfastes commencent à se faire sentir.
Ces produits, souvent fumés, salés, ou conservés avec des additifs chimiques, sont déjà connus pour leur association avec des maladies telles que le cancer et le diabète. Selon cette analyse menée par l'Institute for Health Metrics and Evaluation de l'Université de Washington, aucune quantité de viande transformée ne devrait être considérée comme entièrement sûre.
Viande transformée : un risque accru même en très petite quantité
L'étude révèle que consommer ne serait-ce qu'une portion quotidienne de viande transformée, équivalente à un hot-dog (environ 50 g), est correlée avec une augmentation significative des risques : 11 % pour le diabète de type 2, 7 % pour le cancer colorectal et 15 % pour les maladies cardiaques ischémiques. Les chercheurs signalent que ces risques sont associés à des contaminants comme les amines hétérocycliques et les hydrocarbures aromatiques polycycliques, susceptibles de favoriser la carcinogenèse.
Des données solides malgré des limites méthodologiques
Bien que ces résultats soient basés sur des études d'observation, la méthodologie appliquée, connue sous le nom de « charge de la preuve », tend à sous-estimer les effets réels. Cela renforce l'importance des conclusions tirées : une portion quotidienne de viande transformée constitue un risque non négligeable pour la santé. Les cohortes analysées sont d'une ampleur notable, regroupant plus de 1,1 million de personnes pour le lien avec le diabète de type 2 et près de 2,7 millions pour le cancer colorectal.
Une alerte qui concerne aussi les sodas et les acides gras trans
L'étude s'intéresse également aux boissons sucrées et aux acides gras trans, qui affichent eux aussi des effets nuisibles. Par exemple, une canette de soda sucrée par jour peut augmenter le risque de diabète de 8 % et de maladies cardiaques de 2 %. Les acides gras trans, même en faible quantité, sont associés à une augmentation de 11 % du risque de maladies coronariennes.
Ces découvertes soutiennent les recommandations des autorités sanitaires visant à minimiser la consommation de produits ultra-transformés, ayant contribué à près de 300 000 décès liés à la viande transformée en 2021. Les chercheurs plaident également pour des politiques de santé publique plus strictes, telles que la taxation des boissons sucrées et l'interdiction des acides gras trans industriels, ainsi qu'une meilleure information pour le consommateur.







