Dans un rapport attendu, l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) souligne les risques associés à la consommation de boissons énergisantes, comme les mélanges avec de l’alcool ou la consommation avant l’effort physique. Chaque année, près de 40 millions de ces boissons sont écoulées en France, un chiffre en constante augmentation depuis leur autorisation en 2008, notamment auprès des jeunes adultes. Une étude réalisée par l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) révèle qu’environ 30 % des adultes consomment ces produits.
Ces boissons, recherchées pour leur effet tonifiant, contiennent divers ingrédients tels que la caféine, des acides aminés (comme la taurine), des dérivés du métabolisme, des vitamines et des extraits de plantes (ginseng, guarana). L’Anses appelle à une vigilance accrue concernant ces compositions.
Les risques pour les sportifs et la consommation d'alcool
Dans son rapport, l’Anses met particulièrement en garde les sportifs contre l'ingestion de boissons énergisantes - à ne pas confondre avec les boissons énergétiques adaptées. La forte concentration de caféine peut effectivement provoquer une hausse de la température corporelle durant l’effort, augmentant les risques de coup de chaleur. De plus, les jeunes adultes qui mélangent ces boissons avec de l’alcool prennent des risques supplémentaires. Une étude parue dans le Nutrition Journal en 2007 montre que cette combinaison incite les étudiants à consommer plus d’alcool, entraînant des conséquences potentiellement graves, telles que des comportements à risque (accidents, conduite sous influence, etc.). D'une manière générale, ces boissons sont réservées aux adultes et fortement déconseillées aux femmes enceintes.
Accidents signalés liés à ces boissons
Depuis juin 2012, l’Anses a reçu de nombreux rapports d’effets indésirables supposément liés à l’ingestion de boissons énergisantes, y compris deux cas mortels dus à des crises cardiaques. Au total, 24 incidents ont été documentés par les centres anti-poison et l’Institut de veille sanitaire (InVS), dont 13 cas où un lien possible ou probable avec la consommation a pu être établi. Les effets rapportés incluent des troubles cardiaques (tachycardie, arythmie), des symptômes neurologiques (crises d’épilepsie, vertiges), ainsi que des problèmes psychologiques (angoisse, agitation). En sus, l’Anses a mentionné des cas d'accidents vasculaires cérébraux et d’arrêts cardiaques, dont un mortel, sans lien de causalité clairement établi.







