La bonne question.- Pour éviter le sucre des sodas traditionnels, certains choisissent les versions "zéro". Mais sont-ils réellement sans danger ?
Les sodas sont reconnus pour leur forte teneur en sucres, incitant à une consommation modérée. En quête d'une option plus saine, beaucoup se tournent vers les sodas "zéro", mettant en doute leur réelle efficacité. Mais cette alternative n'est-elle qu'une illusion ?
En vidéo : ce qu'il se passe dans votre corps quand vous arrêtez le sucre
Des boissons sans sucre, mais riches en édulcorants
Les recherches autour des sodas "zéro" révèlent un manque de preuves concluantes quant à leur innocuité. Bien qu'ils promettent zéro sucre, leur composition ressemble fortement à celle des sodas "light", incluant des édulcorants comme l'acésulfame K, le sucralose, et la stévia. Selon Pierre Nys, diabétologue à Paris, ces additifs donnent une saveur sucrée sans fournir de calories réelles, mais ont des effets sur le métabolisme.
Ces édulcorants peuvent perturber les signaux de satiété. Par exemple, ils n'atténuent pas la sécrétion de ghréline, une hormone qui stimule l'appétit, et n'encouragent pas la libération de peptides régulant la satiété. Par conséquent, consommer des sodas sans sucre peut paradoxalement augmenter la faim et inciter à manger davantage, contribuant à une prise de poids sur le long terme. De plus, certaines boissons peuvent contenir des traces de sucre, permettant leurs étiquetages comme "zéro sucre" si elles ne dépassent pas 0,5 gramme pour 100 millilitres.
Des préoccupations sur le long terme : risques cancérigènes ?
Un autre aspect inquiétant est l'effet cumulatif des sodas "zéro". Leur consommation régulière pourrait renforcer l'envie de sucre, le corps réagissant comme s'il ingérait du sucre véritable. Mathilde Touvier souligne que cette stimulation peut inciter à une consommation accrue d'aliments sucrés, augmentant par la suite le risque de diabète.
Des études sur la relation entre les édulcorants, tels que l'aspartame, et les risques cancérigènes demeurent limitées, bien qu'inquiétantes. Les effets combinés des édulcorants et des additifs présents dans ces boissons suscitent également des interrogations. Face à ces préoccupations, les experts recommandent la modération : un maximum d'un verre par jour, selon les conseils de la Haute Autorité de santé.







