Une récente étude menée par l'Université de Californie du Sud révèle que la consommation excessive de viande, d'œufs, de lait et de fromage pourrait être tout aussi préjudiciable pour la santé que le tabagisme.
Les recherches montrent que les individus de moins de 65 ans ayant une alimentation riche en produits d'origine animale courent un risque quatre fois plus élevé de mourir d'un cancer ou de développer un diabète.
Analyse des effets sur la longévité
Les chercheurs se sont penchés sur l'impact des protéines animales sur la longévité. Ils ont examiné les données de santé et alimentaires de 6 381 participants âgés de 50 ans et plus, issus de l'Enquête nationale sur la santé et la nutrition (NHANES), qui suit un échantillon représentatif de la population américaine.
Le groupe témoin avait un régime alimentaire moyen de 1823 calories par jour, réparties en 51 % de glucides, 33 % de matières grasses et 16 % de protéines, dont les deux tiers provenaient de sources animales. Le professeur Valter Longo, qui dirige l'institut de longévité à l'Université de Californie du Sud, a segmenté les participants en trois groupes en fonction de leur consommation de protéines : le premier groupe a absorbé 20 % de calories supplémentaires provenant de protéines animales, le deuxième groupe 10 à 19 %, et le dernier groupe moins de 10 %.
Les risques associés à une haute consommation de protéines
Les résultats sont alarmants : des niveaux élevés de protéines animales chez les individus de moins de 65 ans sont liés à un quadruplement des risques de décès par cancer et de diabète, et doublent le risque de décès dû à d'autres maladies sur une période de 18 ans. À l'inverse, cette même alimentation protectrice semble avoir des effets bénéfiques sur la santé des personnes âgées. En effet, chez ceux de plus de 65 ans, un régime riche en protéines réduit le risque de décès de toutes causes de 28 % et diminue les décès dus au cancer de 60 %.
Valter Longo recommande que les adultes adoptent un régime pauvre en protéines jusqu'à un certain âge. Au moment où ils commencent à perdre du poids et à devenir plus fragiles, il est conseillé d'augmenter leur apport en protéines pour maintenir une bonne santé. Pour finir, Longo souligne que les adultes devraient limiter leur consommation à un maximum de 0,8 g de protéines par kilogramme de poids corporel chaque jour, soit 48 g pour une personne pesant 60 kg et 64 g pour une personne de 80 kg.







