Après avoir reçu des résultats d'analyses révélant un excès de cholestérol, Sylvie, 59 ans, a ressenti une montée d'angoisse. Elle redoutait de devoir renoncer à ses plats favoris. Toutefois, sa diététicienne, Sophie Janvier, lui a expliqué que quelques ajustements dans ses habitudes alimentaires suffiraient à préserver la santé de son cœur sans pour autant renoncer au plaisir de bien manger.
Sylvie consulte sa diététicienne en visioconférence, juste 48 heures après avoir pris connaissance de ses résultats. Ses craintes deviennent réalité : elle a un cholestérol total à 2,3 g/l, dépassant la norme de 2 g/l. Son LDL-cholestérol, souvent qualifié de « mauvais cholestérol », est quant à lui évalué à 1,9 g/l, alors que la valeur cible est de 1,6. Cette situation l’inquiète d'autant plus en raison des antécédents familiaux : sa mère a déjà souffert d’un infarctus, probablement dû à l'accumulation de LDL dans les artères.
Pourquoi le cholestérol n'est pas l'ennemi à abattre
Sophie rappelle à Sylvie que le cholestérol n’est pas intrinsèquement mauvais. Au contraire, il est vital pour notre organisme, participant à la formation des membranes cellulaires et à la production de vitamines et hormones essentielles. En effet, nous générons environ 70 à 80 % de notre cholestérol, l’autre part venant de notre alimentation. Les risques cardiovasculaires sont principalement liés à une élévation des niveaux de LDL oxydé, une forme endommagée du cholestérol.
Lorsque l’hérédité joue un rôle, l'excès de cholestérol est souvent en partie génétique. Cela limite certaines options alimentaires, cependant des stratégies efficaces demeurent, axées sur la qualité des graisses consommées et la gestion du stress oxydatif.
Des choix alimentaires judicieux pour abaisser le LDL
Bien que Sylvie ait une alimentation globalement saine, quelques modifications sont recommandées. Il est bénéfique de réduire la consommation d'acides gras saturés (présents dans la viande rouge, la charcuterie, et certains types de fromages). À la place, elle devrait privilégier des graisses bénéfiques comme les oméga-6 (noix, graines), les oméga-9 (huile d’olive, avocat) et les oméga-3 (sardines, noix), connues pour leurs effets anti-inflammatoires.
Une autre recommandation serait d'”, enrichir son alimentation en antioxydants” tels que fruits, légumes, ou même certaines épices, qui aident à diminuer l’oxydation du cholestérol et à protéger les vaisseaux sanguins. Les fibres sont également importantes ; présentes dans les légumes, les fruits et les légumineuses, elles contribuent à piéger le cholestérol et à faciliter son élimination.
La consommation d'œufs : une question pertinente
Sylvie s'interroge sur la possibilité de consommer des œufs. La réponse est oui, à condition de ne pas en abuser. Un œuf par jour n'a généralement pas d'impact significatif sur le cholestérol sanguin, sauf si un gène particulier est présent. En outre, l’idée de renforcer son activité physique est encouragée car elle favorise le HDL, le « bon cholestérol », bénéfique pour éliminer l’excès de LDL et pour ses propriétés anti-inflammatoires.
Un dernier conseil concerne la limitation des aliments à index glycémique élevé (pain blanc, sucreries), car ces pics de glycémie peuvent également influer sur l’inflammation vasculaire. En résumé, pas de régime sévère ni de stress superflu, mais plutôt un mode de vie équilibré, bénéfique tant pour le cœur que pour la peau et le cerveau.
Notre experte : Sophie Janvier, diététicienne-nutritionniste et auteure de La Méthode douce pour mieux manger (éd. Leduc)







