La junk food, souvent critiquée pour sa richesse en graisses et en sucres, a un effet moins connu sur nos préférences alimentaires. Selon une étude récente publiée dans la revue américaine Frontiers in Psychology, cette alimentation déséquilibrée peut réduire notre envie de découvrir de nouvelles saveurs.
L'impact sur nos préférences alimentaires
Les résultats de l'étude, dirigée par le Pr Margaret Morris de l'Université de Nouvelle-Galles du Sud, montrent que le régime occidental riche en junk food altère notre réponse cérébrale face à la nourriture. En effet, une consommation régulière d'aliments pauvres en nutriments et riches en sucres et graisses impacte non seulement notre santé, en augmentant les risques de maladies cardio-vasculaires, mais elle modifie également notre façon de percevoir de nouveaux plats.
Une expérience sur des rats
Pour parvenir à ces conclusions, des chercheurs ont nourri deux groupes de rats avec des régimes distincts pendant deux semaines. Un groupe a reçu une alimentation faible en graisses, tandis que l'autre a bénéficié d'un régime riche en snacks variés, comme des boulettes et des gâteaux. À la fin de l'expérience, les rats exposés à la junk food étaient non seulement plus gros, mais également moins intéressés par la variété alimentaire.
Recherche et perspectives
Le Pr Morris indique que les êtres humains et les animaux ressentent naturellement une attirance pour la nouveauté. La sensation de satiété sensorielle spécifique illustre ce phénomène : après avoir consommé un plat copieux, il est probable que l'on préfère une autre option. Toutefois, il reste à déterminer si cette modification des préférences alimentaires observée chez les rats s'applique aussi aux humains, en particulier aux personnes obèses.







