Perte de poids, sommeil réparateur, articulations souples… les promesses des compléments alimentaires sont variées et séduisantes. Toutefois, il est crucial de rester vigilant : ces produits ne remplacent pas les médicaments et doivent être considérés uniquement comme un complément à une alimentation équilibrée. Leur étiquetage nécessite des mentions obligatoires, mais beaucoup de réglementations restent souvent ignorées, abusant ainsi la confiance du consommateur.
Alors, comment distinguer le vrai du faux ? Explorons ce sujet en détail.
Qu'est-ce qu'un complément alimentaire ?
Les compléments alimentaires sont des produits destinés à enrichir notre alimentation quotidienne. Ils contiennent des nutriments concentrés ou des substances bénéfiques pour la santé, mais leur rôle est clair : compléter notre alimentation, pas la remplacer.
Disponibles sous diverses formes – poudre, gélules, comprimés ou pastilles – ces compléments sont conçus pour des individus en parfaite santé.
Que doit inclure l'étiquetage des compléments alimentaires ?
Bien que classés comme denrées alimentaires, les compléments alimentaires ont des spécificités en matière d'étiquetage. Selon le règlement INCO n°1169/2011, l'étiquette doit comporter des mentions claires et précises afin d'informer le consommateur.
Les mentions obligatoires
Chaque produit doit présenter un ensemble d'informations essentielles, accessibles et intégrées à l'emballage, incluant :
- la dénomination du produit ;
- les ingrédients ;
- les allergènes majeurs ;
- la quantité nette ;
- la date de péremption ;
- les conditions de conservation ;
- les instructions d'utilisation ;
- la déclaration nutritionnelle ;
- le pays d'origine ;
- les informations sur le fabricant ;
- et le titre alcoométrique, si applicable.
Les mentions interdites
Pour protéger le consommateur, la réglementation interdit l'utilisation de certaines allégations susceptibles de tromper, comme :
- des promesses de traitements médicaux ;
- des allégations de perte de poids rapide ;
- des références spécifiques de professionnels de santé ;
- l’affirmation d’indispensabilité pour le bien-être.
Fausses promesses et pratiques douteuses
Malheureusement, des allégations trompeuses persistent sur le marché. Certains producteurs contournent les règlements en affichant des revendications non vérifiés.
Données mensongères
Les opérateurs exploitent les directives en vigueur pour améliorer leur image, alors que des affirmations sur des effets médicaux liées aux compléments alimentaires sont illégales. Les mentions comme "perdez jusqu'à 5 kilos en 15 jours" sont encore trop fréquentes malgré la législation.
Informations manquantes
Beaucoup d'étiquetages omettent des mentions obligatoires. Par exemple, le rappel sur l'importance d'une base alimentaire variée est souvent négligé, tout comme la liste des ingrédients.
Que faire pour une consommation éclairée ?
Il est essentiel de ne pas se fier aveuglément aux promesses des compléments alimentaires. Si certains peuvent offrir des avantages, leur usage doit rester complémentaire à un régime équilibré.
Avant de prendre des compléments, consultez un professionnel de santé pour obtenir des conseils appropriés en termes de fréquence d'utilisation et de dosage. Faites preuve de prudence : certains composants peuvent nuire à votre santé, notamment en interférant avec d'autres traitements.







