Véritable alliée santé ou nocive ? L'huile de coco divise. Avant de la bannir ou de l’adopter, nous vous aidons à démêler le vrai du faux.
L'huile de coco, souvent qualifiée de "superaliment", est plébiscitée pour ses multiples usages en cuisine et dans les cosmétiques. Toutefois, il est crucial de ne pas succomber à la tentation de la considérer comme un remède miracle. Voici un examen des cinq principales idées reçues entourant cette huile populaire.
L'huile de coco est bonne pour la cuisson
Vrai. Réputée pour sa capacité à résister à la chaleur, l'huile de coco extra vierge est une option intéressante pour la cuisson. "Contrairement à d'autres huiles comme celles de colza ou de noix, elle ne se décompose pas à haute température," explique la médecin nutritionniste Corinne Chicheportiche-Ayache. Maïa Baudelaire, nutritionniste en micronutrition, ajoute : "Pour la cuisson, elle surpasse même l'huile d'olive." Toutefois, son apport nutritionnel est limité, contenant peu de nutriments, à l'exception d'une faible quantité de vitamine E. Son seul véritable atout réside dans ses propriétés antibactériennes, utiles pour lutter contre les infections intestinales.
Conseil : Optez pour une huile bio et de première pression à froid pour garantir la qualité.
Riche en acides gras saturés, elle est mauvaise pour la santé
Faux. Les acides gras saturés sont souvent mal perçus, mais ce ne sont pas eux qui sont nocifs, mais leur consommation excessive. D'après le Pr Philippe Legrand de l'Anses, plusieurs études récentes attestent que les acides gras saturés présents dans l'huile de coco, particulièrement ceux à chaîne moyenne, sont mieux assimilés par l'organisme. Ces résultats montrent qu'il n'y a pas de lien entre la consommation d'huile de coco et les maladies cardiovasculaires, même si les recherches restent prudentes à ce sujet.
Attention : Une consommation excessive de tout type d'acide gras saturé est déconseillée. Les recommandations stipulent de ne pas dépasser 10 % des apports énergétiques quotidiens en acides gras saturés.
Elle limite le surpoids
Vrai. À condition d'être consommée avec modération, l'huile de coco ne peut pas être considérée comme un allié minceur. En effet, bien qu'elle s'associe à des acides gras rapidement brûlés par l'organisme, il demeure essentiel de surveiller son apport calorique, car cela reste de l'huile.
L'huile de coco nourrit la peau
Vrai et faux. En tant qu'huile végétale de qualité, l'huile de coco contribue à l'hydratation de la peau. La dermatologue Nina Roos souligne son efficacité pour les peaux sèches, mais elle rappelle également que d'autres huiles, comme celles d'argan ou d'avocat, peuvent offrir des bénéfices supérieurs.
Conseil : Utilisez-la deux à trois fois par semaine, en la conservant au réfrigérateur si elle n'est pas souvent utilisée. Évitez de l'appliquer sur les peaux grasses ou acnéiques.
L'huile de coco nourrit les cheveux
Vrai. Cette huile rétablit la cohésion des écailles capillaires, offrant ainsi un effet gainant sur les cheveux. La dermatologue recommande de l'appliquer comme masque, de laisser poser entre 30 minutes et une heure, puis de rincer et de faire un shampoing.
(1) Auteure de Une peau en pleine forme, Éd. Solar Santé, 192 p., 6, 90 €.
* Cet article a été mis à jour pour refléter les dernières connaissances.







