Avec une consommation en plein essor en France, la charcuterie végétale suscite beaucoup de débats, notamment parmi les amateurs de viande. Pour lever le voile, j'ai testé diverses options comme le jambon, les lardons et le bacon vegan.
Better Balance : une initiative de poids
Lancée par le groupe Aoste en mars 2024, la marque Better Balance ne fait pas seulement parler d'elle pour sa réputation. En effet, Aoste, le géant de la charcuterie française, se diversifie en proposant des produits à base d'ingrédients non carnés. Selon Julie Vidal, responsable marketing chez Aoste, « le marché total des substituts végétaux pourrait atteindre 1,4 milliard d'euros d'ici 2028, avec une croissance de plus de 12 % par an. » En parallèle, Fleury Michon a également introduit sa gamme de jambon végétal, Tranches Végétales.
Des réactions mitigées face à la montée du végétal
Cependant, ces nouveaux substituts continuent de diviser. Une étude de StripFood, publiée en février 2024, révèle que 54% des Européens jugent la charcuterie végétale comme un aliment ultra-transformé. C'est également mon avis. Pour me faire une idée plus précise, j'ai décidé de goûter trois produits emblématiques : jambon, lardons et bacon de la marque La Vie. Leur objectif ? Reproduire fidèlement le goût caractéristique de la viande. Nicolas Schweitzer, le fondateur, a déclaré avoir testé pas moins de 5 000 recettes pour trouver la formule idéale.
Un test gustatif concluant
Pour le jambon, le résultat est plutôt impressionnant. Les tranches se roulent sans s'effriter, avec un goût similaire à celui du blanc de dinde. Les lardons, bien que légèrement plus friables, offrent une texture agréable et grillent bien. En revanche, le bacon ne m'a pas vraiment convaincue : son goût fort de fumé est, à mon sens, un peu trop intense. Analysons la composition : celle-ci est assez simple, avec des protéines de pois et de soja, accompagnées d’arômes naturels. On note la présence de deux additifs, un correcteur d’acidité et un conservateur, tous deux d’origine végétale. Contrairement aux nitrites couramment utilisés dans la charcuterie traditionnelle, ces additifs sont jugés inoffensifs.
Alors, ces produits tiennent-ils leurs promesses ? Honnêtement, le goût d'un jambon artisanal ou la richesse d'un lard fumé typique du boucher ne sont pas au rendez-vous. Néanmoins, ces options représentent une alternative intéressante à la charcuterie conventionnelle. Incorporés dans une quiche ou un croque-monsieur, ils pourraient très probablement tromper les palais les plus carnivores.







