De récentes recherches mettent en lumière l'impact des régimes riches en protéines sur le microbiome intestinal et la santé globale. Une étude présentée lors de l'ASM Microbe a révélé que lorsque des protéines non digérées s'accumulent dans le côlon, elles peuvent fermenter et générer des métabolites bénéfiques comme les acides gras à chaîne courte. En revanche, cette fermentation peut également produire des composés néfastes tels que les sulfures et l'ammoniac, souvent associés à divers troubles gastro-intestinaux et problèmes de santé.
Les régimes protéinés : perte de poids et santé intestinale
Une série d'expériences sur des souris a démontré que l'adoption d'un régime riche en protéines pouvait encourager la perte de poids et réduire la masse graisseuse, tout en modifiant rapidement la composition du microbiome intestinal. Les chercheurs ont analysé différents types de régimes protéinés et ont constaté que les protéines riches en acides aminés aromatiques étaient les plus efficaces pour catalyser la perte de poids comparativement aux régimes standards riches en acides aminés à chaîne ramifiée.
"Ces résultats offrent une compréhension précieuse sur la manière dont les régimes protéinés influent sur le microbiome intestinal et ouvrent la voie à des recherches futures concernant leur rôle dans la promotion d'un intestin sain et d'une meilleure santé globale", déclare Samson Adejumo, doctorant en biologie à l'Université de l'Illinois à Chicago.
Bien qu'il reste des investigations à mener pour établir un lien définitif entre les régimes protéinés et les variations observées dans la composition corporelle et la flore intestinale, les corrélations détectées ne laissent guère de doutes quant à leur pertinence.
Les sources de protéines
Les protéines constituent, avec les lipides et les glucides, un des trois principaux groupes de macronutriments nécessaires au corps. Les recommandations en France préconisent un apport de 0,83 à 2,2 grammes de protéines par kilogramme de poids corporel et par jour pour un adulte en bonne santé de moins de 60 ans, soit entre 10 et 27 % des apports caloriques globaux. Par exemple, une femme de 50 ans pesant 65 kg devrait consommer entre 54 et 143 grammes de protéines quotidiennement.
Les protéines d'origine animale proviennent de la viande, du poisson, des œufs et des produits laitiers, généralement plus concentrées en acides aminés comparées aux sources végétales. Celles-ci se retrouvent dans les légumineuses comme les lentilles, ainsi que dans diverses céréales comme le riz, le blé et le maïs.
Points essentiels à retenir
- Une étude de l'ASM Microbe souligne que l'accumulation de protéines non digérées dans le côlon peut engendrer des métabolites nocifs.
- Des recherches sur des souris démontrent que les régimes riches en protéines favorisent la perte de poids et modifient la composition du microbiome intestinal.
- Les protéines, essentielles à l'organisme, varient en nutriments en fonction de leur origine animale ou végétale.
Source : American Society for Microbiology







